Brain Based Safety

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Qu’est Brain Based Safety?

Brain Based Safety veut augmenter la sécurité dans nos entreprises en stimulant un comportement sûr. La philosophie est basée sur les découvertes récentes concernant le fonctionnement du cerveau humain. Brain Based Safety explique comment nos comportements, qu’ils soient sûrs ou dangereux, se produisent. Notre comportement provient de trois sources: le comportement inné, le comportement acquis et le comportement incité par les circonstances.

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Le comportement inné signifie que nous avons tous déjà reçu un système de défense à la naissance. Par exemple la peur pour un serpent, un gros insecte ou le vertige. Cette peur nous rend plus prudents. En plus, nous avons également reçu un sens inné qui mesure l’importance du risque que nous sommes encore en mesure de gérer.

Cependant, le monde a fort changé en peu de temps. Nous n’avons presque plus de serpents, mais par contre aujourd’hui nous avons des machines puissantes et des substances chimiques dangereuses. La deuxième source du comportement sûr se situe dans l’apprentissage des risques de notre temps. Non seulement la connaissance de ces nouveaux risques est important, mais tout aussi important est d’apprendre la manière sûre de se comporter en présence de ces nouveaux risques. Cette prise de conscience des risques constitue la base de l’introduction d’un employé quand il entre dans une nouvelle fonction, un nouveau département ou même un nouveau site de travail.

Les stimuli environnementaux sont la troisième source du comportement. Nous sommes sensibles à tout ce qui se passe autour de nous. Les stimuli que nous percevons influencent directement le choix du modèle de comportement qui sera activé ainsi que sa puissance. La manière dont nous organisons notre travail et notre lieu de travail a donc une influence majeure sur nos comportements.

Brain Based Safety prend en compte chacune de ces trois sources pour mieux comprendre l’humain et pour vous fournir des leviers qui vous permettront de rendre le monde plus sûr.

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D’abord comprendre, pour ensuite influencer

Le comportement peut sembler étrange et imprévisible. Pourquoi un employé est-il disposé à commettre – pendant son temps de travail pour un patron- des actes qui pourraient le blesser ou même le tuer, là où le bénéfice de cette action est pourtant dérisoire? En fait, derrière chaque comportement apparaît une logique que nous n’avions pas vue au départ. Pourquoi, par exemple, chaque samedi après-midi tant de gens aux Pays-Bas se rendent-ils aux urgences avec des fractures et des entorses?

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Chaque samedi, jusqu’à 50 bricoleurs tombent à la maison de leur escabeau. Comment est-ce possible? Tout d’abord, personne ne considère l’utilisation d’un escabeau comme dangereux. Nous connaissons pourtant le risque, mais nous ne le voyons plus. C’est ce qu’on appelle la sous-estimation du risque. De plus, tout le monde pense qu’il est le roi des escabeaux. Des singeries sont effectuées en haut des échelles. Les gens pensent qu’en s’étirant de plus en plus fort ils peuvent encore atteindre l’un ou l’autre objet trop éloigné. C’est ce qu’on appelle la surestimation de notre pouvoir. De plus, nous voulons travailler efficacement. Déplacer l’échelle ne prend que dix secondes et pourtant nous ne le faisons pas. Lorsque l’on peint le coin le plus éloigné du mur, on s’étire , et on perd l’équilibre, ce qui entraîne une chute. Voilà : nous avons déjà abordé trois causes de comportements dangereux.

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Processus inconscients

Après un accident du travail, on se dit souvent «il aurait pu réfléchir» ou «il aurait dû suivre les consignes». Un carton jaune est alors distribué et une fois de plus, les règles sont expliquées. «il aurait pu réfléchir»  est alors une déclaration trop simple qui ne nous aidera pas davantage.

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Dans l’exemple de l’escabeau, il est utile d’étudier comment la sous-estimation du risque et la surestimation de notre pouvoir à maîtriser le risque surviennent. Par quel processus l’efficacité parvient-elle à battre la sécurité? Tous ces processus se déroulent inconsciemment dans notre cerveau. Nous n’en sommes nullement conscients. Même lorsque nous nous retrouvons par terre dans une flaque de peinture avec un poignet cassé, nous ne comprenons toujours pas comment cela a pu nous arriver. La gestion de la sécurité consiste à comprendre et à influencer ces processus inconscients qui opèrent dans le cerveau.

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Comment?

Brain Based Safety a cartographié un certain nombre de ces processus. Parfois, ils ne semblent pas du tout logiques. Ce sont en fait des rebondissements de notre esprit. Ces rebondissements ont jadis été très utiles et significatifs, mais dans notre monde actuel en mutation, ces atouts se transforment en ennemis. Si nous savons d’où viennent ces rebondissements, nous pouvons les résoudre et parfois même les utiliser.

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Brain Based Safety a découvert comment vous pouvez influencer ces rebondissements. Brain Based Safety vous apprend où se trouvent les boutons de notre comportement. Si vous tournez ces boutons dans la bonne direction, le comportement souhaité se produira. Cela augmente la probabilité que tout le monde se comporte de manière plus sûre. Brain Based Safety a reflété ces connaissances dans des livres, des formation et d’autres instruments. Ensemble, nous pouvons rendre le monde un peu plus sûr et permettre à tout le monde de rentrer chaque jour sain et sauf à la maison.

Et maintenant, espérons que de cette façon quelqu’un stabilisera l’escabeau!

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En résumé:

Brain Based Safety vise à obtenir un comportement sûr, en utilisant ce qui est inné, en stimulant la prise de conscience des risques et en aidant à concevoir un environnement qui active un comportement sûr.

Il explique notre prédisposition parfois difficile à comprendre à prendre des risques ainsi que les principes de fonctionnement du comportement. Il décrit les rebondissements inconscients de notre esprit et comment nous pouvons les utiliser pour en arriver à une vie saine et sûre.

L’essentiel de Brain Based Safety en 21 présomptions / hypothèses:

1. Si nous voulons renforcer la gestion de la sécurité dans nos entreprises, nous devons principalement la rechercher en influençant les comportements humains. En d’autres termes, en attendant de nouvelles découvertes, c’est le comportement individuel qui constitue la dernière pierre angulaire de la gestion de la sécurité.

2. Tous les comportements proviennent du cerveau. Le comportement est généralement inconscient et est généré par notre pilote automatique.

3. Le pilote automatique gère également l’observation et l’action. Ces deux sont le résultat d’un processus d’apprentissage. Chacun parcourt ce processus à sa manière. Bien s’entendre et se comprendre ne va donc pas de soi. Plus nous vivons et travaillons ensemble, plus la perception et la conscience des risques qui nous entourent se ressembleront.

4. L’apprentissage est beaucoup plus facile que le désapprentissage. L’apprentissage peut se faire sur commande, tandis que le désapprentissage ne peut avoir lieu que par obsolescence du comportement. Un bon apprentissage au départ est donc bien plus efficace qu’une reconversion ultérieure.

5. Nos motivations assurent notre sécurité et visent un équilibre qui répond à nos besoins. Lorsque le temps, l’argent et les marchandises se font rares, les conflits entre les différents conducteurs peuvent perturber notre sécurité. La plupart des violations de la sécurité sont commises inconsciemment et ont un objectif positif: atteindre les objectifs. Nous sommes naturellement disposés à sacrifier une partie de notre propre sécurité pour atteindre le succès des travaux.

6. Le comportement ne découle pas d’une source uniforme (la soi-disant «volonté»), mais découle d’une combinaison de divers motifs qui veulent utiliser ou écarter les opportunités et les menaces des circonstances. Le comportement est donc variable et sera déterminé en fonction de la situation.

7. Si nous avons plusieurs options à notre disposition, les circonstances déterminent l’option qui sera choisie. Si nous gérons les circonstances à l’extrême, nous pouvons finalement amener n’importe qui à adopter un comportement quelconque.

8. Les automatismes sont bien plus puissants que le sens rationnel. Malheureusement, une bonne idée (ou une règle) ne conduira pas automatiquement au comportement approprié. Il est difficile de changer le comportement existant de quelqu’un, même si il sait qu’il n’est pas sûr. Le changement demande de l’action, de la pratique et de l’aide en forme de feed-back.

9. Un comportement sûr vient naturellement lorsque nous sommes conscients des risques. C’est cette prise de conscience qui fournit une motivation interne et inconsciente pour adopter un comportement sûr.

10. En plus de prendre conscience des risques, nous avons également besoin de compétences pour y faire face. Cela n’est possible que si nous disposons des bons schémas d’action (répertoire comportemental appris) pour parer à ces risques. Ces modèles sont efficaces.

11. Lier la peur à des situations ou des actions se fait le plus facilement à travers la relation sociale. Apprendre les uns des autres (apprentissage par modèle) est le mécanisme le plus efficace pour enseigner / transférer un comportement sûr.

12. La compréhension du risque (prise de conscience des risques dans les actions planifiées) fonctionne jour et nuit et devient plus efficace si on lui en donne le temps. Insérer des moments de repos entre l’instruction et l’exécution du travail, permettra de mieux comprendre les risques d’une tâche.

13. Le conscient n’est actionné que lorsque l’inconscient n’a pas de réponse standardisée à un appel de l’environnement ou lorsqu’il ne sait pas satisfaire à un besoin instinctif.

14. Le conscient est créatif, mais ne peut faire qu’une chose à la fois. Il est limité au monotasking. L’inconscient a le pouvoir de fonctionner en multitasking, et peut donc effectuer plusieurs tâches en même temps. Cependant, plus nous effectuons de tâches simultanément, plus la qualité du travail et la sécurité du comportement seront faibles.

15. Malheureusement, le conscient peut également perturber les processus inconscients automatisés (par exemple, téléphoner en conduisant), entraînant une détérioration de la qualité / sécurité de notre comportement.

16. L’homme est naturellement tolérant au risque et peut s’habituer à tout danger. Dans un monde de plus en plus dangereux, cela devient un problème croissant.

17. Par défaut, nous sommes trop optimistes sur nos performances en matière de sécurité. Par conséquence, nous observons insuffisamment de marge de sécurité.. Nous nous surestimons en matière de sécurité.

18. Le stress est un état d’alerte accru qui nous aide à fonctionner correctement dans des circonstances difficiles. Cependant, trop de stress devient dangereux. Sous un stress élevé, nous voyons moins et nous agissons de manière imprudente. Trop peu de stress (zone de confort) est également dangereux.

19. Ne promulguez des règles que si la règle, stipule clairement quels sont les risques combattus par la règle. Il est impératif de lier les règles à la perception des risques. Liez aussi les conséquences de la non-conformité à la règle. Soyez ouvert au débat et envisagez d’éventuellement modifier les règles s’il existe de meilleures options.

20. L’apprentissage des modèles de comportement se fait en copiant les comportements des autres. Le management et les leaders informels sont nos principaux modèles. Un exemple de comportement est un puissant facteur d’influence sur le comportement des tierces personnes.

21. Nous aimerions faire partie de l’équipe et sommes donc prêts à faire des concessions à cet égard. Une équipe qui étale un comportement peu sûre peut donc nous inciter à agir de manière dangereuse, ce que nous ne ferions jamais par nous-mêmes.

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